Antiques et anciens trésors disparus

 

La pyramide de Mykérinos

 

Le sarcophage de Mykérinos

 

      Dans les années 1830, l’officier militaire anglais Howard Vyse a exploré les pyramides de Guizeh, parfois en utilisant des techniques radicales, en usant d’ explosifs pour traverser les structures.
On sait qu’il trouva dans la pyramide du pharaon Mykérinos, la plus petite des trois pyramides de Guizeh, un sarcophage orné. Que Vyse tenta d’expédier en Angleterre en 1838, à bord du navire marchand Beatrice, qui regrettablement coula pendant son voyage. Le navire n’a jamais été retrouvé. Le sarcophage orné non plus.

 

L’arche de l’Alliance

 

L’Arche de l’Alliance

 

      Selon la Bible hébraïque, l’Arche de l’Alliance était un coffre renfermant des pièces gravées avec les Dix Commandements. Le coffre a été gardé dans un temple qui aurait été construit par le roi Salomon. Ce temple, parfois appelé le Premier Temple, était le site le plus sacré sur Terre pour le peuple juif, mais il a été détruit en 587 avant J.-C. quand une armée babylonienne dirigée par le roi Nabuchodonosor II a conquis Jérusalem.

On ne sait toujours pas exactement ce qui est arrivé à l’Arche de l’Alliance et si elle a réellement existé. Le lieu de sa cachette prête toujours à spéculation et les mystères qui l’entourent demeurent.

 

Reconstitution du catafalque d’Alexandre d’après la description de Diodore de Sicile (milieu XIXe siècle).

 

Le tombeau et le corps d’Alexandre le Grand

 

      La dépouille du conquérant macédonien aurait été ensevelie à Alexandrie dans une riche sépulture. Mais où précisément ?

Alexandre le Grand, fils de Philippe II de Macédoine et d’Olympias, est devenu roi en 336 av. J.-C., meurt prématurément à Babylone après une épopée militaire exceptionnelle, il a conquit un immense empire allant de la Grèce, à l’Egypte, aux portes de l’Indus, et ce en seulement 12 ans de règne.

      Le fidèle compagnon du roi, Perdiccas, qu’Alexandre a désigné comme régent est chargé de superviser les funérailles du monarque.

Mais la dépouille du roi est un enjeu de pouvoir et de prestige. Il est décidé qu’Alexandre serait inhumé à Aigai en Macédoine, sur les terres de ces ancêtres.

Quelques éléments nous sont parvenus, d’après les description de l’historien du Ier siècle av. J.-C. Diodore de Sicile, le cercueil était très richement décoré, fait d’or et de pierres précieuses entre autres.

Pourtant, le convoi funéraire mené par Perdiccas n’arriva jamais en Macédoine : Ptolémée Ier Sôter, désigné satrape d’Égypte en 323 av. J.-C. et futur fondateur de la dynastie des Lagides, intercepta le convoi en Syrie et s’appropria la dépouille du monarque légendaire.

      Depuis, nous n’avons plus traces du cercueil d’Alexandre le Grand, de sa dépouille et bien sûr de son tombeau…

 

L’or de Toulouse – Des torques -colliers- gaulois en or conservés au musée Saint-Raymond

 

L’or de Toulouse

 

Ce trésor, qui aurait été de plusieurs dizaines de tonnes d’or et conservé dans le sanctuaire d’Apollon à Delphes, aurait été pillé lors de la prise de la cité par la grande expédition celtique en 279 av. J.-C.. Parmi les tribus de l’expédition, le peuple des Volques Tectosages, provenant de la Bohème l’aurait par la suite rapporté à Toulouse.

En 105 av. J.-C. le proconsul romain Quintus Servilius Cæpio s’en serait emparé lorsqu’il s’empare de Toulouse en rébellion pour le rapporter à Rome.

La caravane aurait été attaquée par des brigands entre Toulouse et Marseille et une partie du trésor aurait disparu.

 

Inhumation d’Alaric dans le lit du fleuve Busento.

 

Le trésor d’Alaric ou trésor du sac de Rome

 

      Le sac de Rome a lieu du 24 au 27 août 410. Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n’avait pas été prise depuis 390 av. J.-C.. Durant leur périple en Italie, au cœur de la Calabre marécageuse, Alaric contracte des fièvres qui l’emportent en quelques jours. Il est âgé de 40 ans.

Très peu de choses sur l’histoire des Wisigoths et d’Alaric nous sont parvenues. Seulement quelques rares écris comme le résumé de Jordanès, un historien latin du Vème siècle, qui dit qu’à la mort d’Alaric, ses soldats, aidés de nombreux esclaves, détournent le cours du Busento, petit fleuve côtier, près de la ville de Cosenza, enterrent leur chef et son cheval, ainsi que son trésor, et rétablissent le cours du fleuve. Les esclaves qui y ont participé sont passés par le fil de l’épée.

Aussitôt désigné, le successeur d’Alaric, Athaulf, repart vers le nord et gagne la Gaule où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Les Wisigoths ne reviendront plus en Italie. 

      Plus personne ne sait où se trouve le tombeau d’Alaric 1er.

 

Tabulae ansatae (fresque) Arc de Titus, Rome. Le triomphe de Titus lors de la guerre de Judée

 

Le trésor des Wisigoths

 

      Alaric Ier prit Rome en 410 de notre ère et pilla la ville pendant plusieurs jours, emportant un important butin, avec notamment le chandelier d’or à sept branches et les trésors du temple de Salomon de Jérusalem dont l’empereur Titus s’était emparé en 70. 

Par la suite, après la mort d’Alaric, les Wisigoth s’établirent dans tout le sud de la France, de l’Aquitaine à la Provence et installèrent leur capitale à Toulouse. Lieu probable où ils gardèrent leur immense trésor, trésor enrichit de leurs conquêtes en l’Espagne.

Mais les Francs chassèrent les Wisigoths qui se replièrent vers Carcassonne, emmenant leur trésor avec eux. Selon Procope de Césarée (500-562) le trésor aurait été à Carcassonne en 507, possiblement caché dans le grand puits de la Cité. Les diverses explorations pratiquées depuis le début du XIXe siècle restèrent infructueuses. D’autres légendes le situèrent dans une grotte du mont Alaric, en référence à Alaric II, roi un siècle plus tard qu’Alaric 1er, et vaincu à Vouillé par les Francs.

      Plus récemment, à la fin du XIXe siècle, l’abbé Saunière, curé de Rennes-le-Château, dans le département de l’Aude, dépensa des sommes relativement importantes pour embellir son église et ériger la tour Magdala. On pense qu’il aurait trouvé tout ou une partie du fameux trésor des Wisigoths.

 

Les Huns menés par Attila, déferlant sur l’Italie, vus par Ulpiano Checa y Sanz (1887).

 

Le butin d’Attila

 

      Trésor du redoutable roi des Huns, nous savons qu’il a ravagé le nord-est de la France et la ville de Metz, en l’an 451. Le chef barbare y aurait acquit un butin considérable, qu’il aurait caché dans la région avant sa défaite survenue aux champs catalauniques contre une importante coalition romaine, gallo-romaine et surtout germanique en cette même année 451. Certains prétendent que ce trésor avait été enfoui sur la route de Reims. D’autres le recherchent dans les environs du village de Lemud, près de Rémilly…

 

 

Author: Patte2chat

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