Le grand Sphinx de Gizeh

 

      Il fascine depuis l’Antiquité et nourri l’imagination des poètes, des savants, des aventuriers et des touristes.
Première et plus grande statue colossale, il est tourné vers l’Est, avec d’imposantes dimensions avec 73,5 mètres de longueur, 20,22 mètres de hauteur et une largeur maximale de 14 mètres. Avec le corps d’un lion et la tête d’un roi, dont il porte le némès (coiffure royale) et il devait être orné d’une fausse barbe, tombée en morceaux et se trouvant en partie au musée du Caire (Nouveau Grand musée égyptien) et au British Museum.

      Sa construction serait attribuée à Khéphren, dont il aurait les traits, également le parement de celui-ci, placé après sa construction est le même que celui des blocs de calcaire de la pyramide de Khéphren. Mais d’autres théories circulent, il pourrait dater de Khéops. Sa signification prête également à discussion, dans l’Egypte ancienne, les lions étaient des figures gardiennes et le Sphinx pourrait vraisemblablement garder la nécropole et le plateau de Gizeh, rôle qu’on lui attribue encore naturellement de nos jours.

Au Nouvel Empire, le Sphinx était nommait l’ « Horus de l’horizon », il serait alors lié au culte solaire et ce dès le IVè dynastie. Le Sphinx apparaissait dans l’horizon formé par de la grande pyramide -Akhet-Khoufou- « l’horizon de Khéops ». Khéphren symbolisant le soleil près de Khéops, il portait le titre de Sa-Rê, « fils de Rê ».

 

Plateau de Gizeh

 

 

      Au fil des âges, plusieurs restaurations ont été effectuées, la plus connue et celle de Thoutmôsis IV, qui au cours d’une chasse à proximité du plateau de Gizeh et alors qu’il se reposait à l’ombre du Sphinx, celui-ci lui apparu en rêve ? Le Sphinx lui promis qu’il deviendrait roi s’il le restaurait et le désensablait. Thoutmôsis devient bien roi et fit ériger une stèle en granit rouge, qui fut placée entre les pattes du Sphinx pour relater ce rêve légendaire.

Le Sphinx fut désensablé plusieurs fois durant l’Antiquité, à l’époque romaine puis à l’époque moderne.

 

La « stèle du rêve » de Thoutmôsis IV, entre les pattes du Sphinx.

 

La « stèle du rêve » de Thoutmôsis IV, entre les pattes du Sphinx.

 

Sphinx ensablé, non rénové (1867).

 

Vue arrière du sphinx à Gizeh avec sa queue enroulée autour de la patte arrière droite.

 

 

 

 

 

 

 

 

Author: Patte2chat

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.